Les habitantes, Pauline Peyrade : Mon avis

Peyrade Pauline - Éditions : Editions de Minuit
13 Commentaires

Le pitch ?

Mi-juin, Emily est avisée par lettre de la prochaine mise en vente de la maison qu’elle occupe, héritée de sa grand-mère Moune.

Cette bâtisse au cœur de la forêt, Emily l’habite seule, avec sa chienne Loyse.

Le courrier provient de son père Y., et l’informe d’un délai de trois mois à réception de l’avis du notaire, pour se manifester.

Dans la chaleur de l’été et face au silence de l’habitante, les missives se multiplient.

 

 

Ce que je n’ai pas aimé

  • un texte en mouvement : le ton des lettres reçues par Emily laisse imaginer une situation familiale conflictuelle. Au fil de l’été, l’héroïne les ignore, poursuivant son travail chez Aude, propriétaire de la ferme voisine. Récit de la fuite, Les habitantes dépeint une femme qui erre d’une habitation à l’autre, accompagnée de sa chienne. Pauline Peyrade décrit trois protagonistes en perpétuel mouvement, dont l’ennui semble être la seule occupation. Du haut de la colline, le temps est long pour ces trois héroïnes. L’attente d’un dénouement se fait ressentir.
  • un style métaphorique : ce sentiment de déplacement constant, cité précédemment, est dû à la plume ultra-descriptive de l’écrivaine. À trop vouloir raconter dans le détail, Pauline Peyrade en oublie son propos. Le roman est une succession de descriptions, sur la nature, le corps, l’animal. L’histoire, intéressante de prime abord, s’efface aux dépens d’une langue qui n’émeut pas.
  • une intrigue inachevée : et de cette écriture singulière découle un scénario stagnant, répétitif et dont l’autrice ne nous offre qu’un aboutissement flou. Reste aux lecteur.rices de se construire leur propre fin… Tout ça pour ça !

 

 

En bref, une déception à la hauteur de l’engouement général sur le plateau de La Grande Librairie lors du passage de la romancière il y a quelques semaines. Au manque d’empathie et d’émotion ressenties à la lecture du livre s’ajoute la sensation d’être passée à côté de quelque chose.

 

Mots-clés : nature, forêt, chienne, lettre, fuite, famille, héritage

Une citation : « Une chauve-souris vole autour du toit, plonge dans la haie du jardin. Ses oreilles feuilles regardent, festin cumulé sur la vitre, pattes, poudres, trompes, ailes.
La chasseresse s’élance, battements de cuir, figure effroi, se cogne à la lumière. Elle pique vers la cheminée, se heurte à l’éclat du lampadaire, bifurque, retourne se cacher. »

Quelques mots sur l’autrice : Pauline Peyrade est une écrivaine française, née en 1986. Son premier roman, L’Âge de détruire, paru aux Éditions de Minuit en 2023, remporte le prix Goncourt du premier roman la même année. Publié en janvier dernier, Les Habitantes est son second roman.

À lire aussi : par la présence de la chienne, le livre de Pauline Peyrade m’a rappelé l’émouvant hommage de Gabrielle Filteau-Chiba à sa coyote disparue dans Louve en juillet. Je vous parlais de cette lecture par ici.

 

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Ce roman vous tente ?

Commentaires (9)
france 1966 2026-08-28 17:25:09 Répondre

prix france inter, j aurais du me méfier !!! livre extrêmement ennuyeux, écriture pompeuse, descriptions de la nature insipides à force de présence et l intrigue péche grandement. bref pas impérissable ou l’exemple type d une écriture bobo pleine de poncifs sur la vie en marge de la société
a oublier très vite

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Bernard 2026-08-12 20:34:08 Répondre

Sous prétexte d’une écriture originale, ça sent la vase et le moisi

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Manon 2026-07-23 16:53:53 Répondre

Grande déception. Histoire (quelle histoire?) ennuyeuse, nonchalante, prétentieuse.

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mademoisellelit 2026-07-28 10:20:30 Répondre

Vous l'avez compris, je rejoins votre avis. :)

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Adeline 2026-06-26 19:45:20 Répondre

Très déçue par ce roman acheté suite à l’émission de la Grande Librairie.
Tout à fait d’accord avec cette critique.
J’y ajouterais que le nombre de pages est à diviser par 2 si on ôte toutes les pages blanches et les pages couvertes que de quelques lignes.
Un style pour étoffer un roman très inconsistant.

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mademoisellelit 2026-07-03 09:11:10 Répondre

Merci pour votre retour de lecture Adeline.
Oui, un roman très aéré - j'ai le sentiment que cela devient de plus en plus courant...

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Adeline 2026-06-26 19:43:06 Répondre

Très déçue par ce roman acheté suite à l’émission de la Grande Librairie.
Tout à fait d’accord avec cette critique.
J’y ajouterais que le nombre de pages est à diviser par 2 si on ôte toutes les pages blanches et les pages couvertes que de quelques lignes.
Un style pour étoffer un romain très inconsistant.

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Co 2026-06-26 15:31:17 Répondre

Je l'ai lu car il fait parti du "prix des lecteurs" de la médiathèque où je vis. Je me suis ennuyée ... autant que les héroïnes. J'ai cru à un moment que l'autrice avait listé des adjectifs à inclure dans son roman... Les descriptions sont belles mais je préfère vivre ces paysages plutôt que de les lire. Je ne conseillerai pas ce roman à mes amies.

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mademoisellelit 2026-07-03 09:12:10 Répondre

Merci pour votre avis.
Nous nous rejoignons sur ce roman.

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Sylvie 2026-06-11 14:47:36 Répondre

Et bien au j’ai aimé . J ai aimé l’écriture , j ai aimé la nature , qui est là depuis 160 millions d’années . Un texte qui nous rend humble . Nous ne sommes que des habitants qui passons sur cette terre , essayons de la préserver

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mademoisellelit 2026-06-15 11:13:05 Répondre

J'ai lu ton avis sur les réseaux. :) C'est toujours intéressant de voir qu'un livre provoque des réactions diverses.

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Lectrice64 2026-04-18 22:39:04 Répondre

J'ai adoré

https://sarah-lebon-livres-relations-toxiques.my.canva.site/

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Sabrina 2026-04-08 09:01:29 Répondre

J'avais aussi été séduite par les mots de l'auteure et ceux de l'animateur lors de l'émission. Je vais attendre un peu avant de me lancer.

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